Grille unique, inspection par équipe, reconnaissance des missions : revoir l’avancement des certifiés

La CAPA d’avancement d’échelon s’est déroulée le 21 janvier dernier. Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous n’avons pas pu y assister, mais nous avons pu informer nos adhérents des résultats de cette commission.

Ci-dessous la déclaration préalable que nous n’avons donc pas pu lire en séance…

Déclaration préalable à la CAPA d’avancement des professeurs certifiés du 21 janvier 2015

Version à télécharger ici : DeclaAvancementCertifies2015

Il faut évoquer ce qui nous réunit aujourd’hui même si cela peut paraître dérisoire compte tenu de l’actualité récente.

Avant de définir la ligne de conduite des élus du Sgen-CFDT dans le mandat qui débute, nous voudrions revenir rapidement sur le scrutin de décembre dernier. Le taux de participation a légèrement progressé par rapport à celui de 2011. Que d’efforts, que d’énergie déployés par tous les acteurs réunis autour de cette table pour inciter les collègues au vote ! La hausse est réelle mais faible et le résultat global n’est pas satisfaisant.

Pour le Sgen-CFDT l’explication de la complexité des modalités de vote est réelle mais insuffisante. La fragmentation en corps et en grades complique les opérations et enferme dans des réflexions catégorielles à courte vue.

Pour sortir de ces carcans, la solution passe par la construction de collectifs de travail. Elle passe par la reconnaissance du professionnalisme et de l’implication des personnels. Elle passe par la bienveillance et la confiance accordées à l’ensemble des collègues. Elle passe par une gestion des ressources humaines qui ne se résume pas à la gestion administrative de carrière. Mais elle passe aussi par la progression du pouvoir d’achat des collègues qui en sont aujourd’hui réduits à devoir attendre une promotion d’échelon ou de grade.

Dans ce cadre, le Sgen-CFDT porte une appréciation positive sur le nouveau décret réglementant les obligations de service. Celui-ci constitue incontestablement une avancée dans la mesure où il recense l’ensemble des tâches réalisées par les collègues et qui ne se résument pas au simple face-à-face pédagogique. Nous déplorons en revanche que ce texte n’ait rien prévu quant à la quantification ou la répartition des tâches qu’il recense. Nous souhaiterions par ailleurs qu’un certain nombre de tâches soient reconnues sous forme de décharges et pas uniquement par la voie indemnitaire.

Tout changement est générateur d’angoisse et d’inquiétude et n’est pas systématiquement souhaitable. Mais refuser toute forme d’évolution, c’est se réfugier dans un conservatisme étroit qui ne protège pas les collègues face aux réalités du métier aujourd’hui.

Nous souhaitons plus particulièrement soulever le problème occasionné cette année par l’abrogation de la règle du butoir. Sans aucunement la regretter, car nous l’avons toujours jugée injuste, il faut bien considérer que cela n’est pas sans effet sur l’avancement de certains collègues. En effet, les collègues promouvables cette année au titre des restes et qui n’auront pas leur promotion cette année ne seront pas nécessairement promouvables l’année prochaine. Il nous semble injustifié de faire peser tout le poids de ce légitime rattrapage sur une seule année.

Nous rappellerons aussi la position du Sgen-CFDT concernant l’évolution de carrière. Nous revendiquons une grille unique, c’est-à-dire la suppression de la hors-classe pouvant s’accompagner de la constitution d’un échelon supplémentaire si le point d’indice n’est pas réévalué. Nous demandons aussi que l’inspection soit collective, par équipe, et que l’évaluation des pratiques soit déconnectée de la notation.

C’est à ces conditions que le rôle pédagogique des inspecteurs pourra prendre toute son ampleur, et que, ne craignant plus l’inspection-notation jugée infantilisante par la grande majorité des collègues, la prise de risque inhérente à toute innovation pédagogique pourra irriguer de plus en plus nos pratiques.

 

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