Grève du 26 janvier, ou comment perdre son temps et son argent

Trois organisations (CGT, Sud, FO) appellent les fonctionnaires à la grève le 26 janvier, et ce essentiellement sur les questions salariales.

Or nombre de revendications formulées exigent de fait ce que le protocole d’accord sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) a déjà acté, accord signé par la CFDT notamment, mais que FO et la CGT ont refusé de ratifier : une revalorisation programmée des grilles et un rendez-vous salarial.

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Demander aux agents de perdre une journée de salaire pour obtenir ce que la négociation leur a déjà obtenu mais qu’ils n’ont pas voulu entériner c’est irresponsable et inadmissible.

Consulter le protocole d’accord PPCR et lire le communiqué de la CFDT sur sa mise en application.

Il sera beaucoup plus intéressant de se mobiliser, y compris par la grève, quand on sera dans le concret des discussions et qu’il faudra peser pour que la revalorisation des grilles ne se limite pas à solder le contentieux salarial accumulé après les années de gel du point d’indice.

Voir ou revoir les explications données par Brigitte Jumel, secrétaire générale CFDT Fonctions publiques, dans l’émission Les décodeurs de l’Eco.

D’autres organisations appellent à la grève le même jour dans l’Education nationale, mais séparément, sur des revendications catégorielles :

  • le SnuIPP pour l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) qui constitue un complément de revenu et une reconnaissance des missions des professeurs des écoles indispensables et qui n’a pas encore atteint le montant attendu mais dont ils n’ont pas voulu la création (la preuve en image) !!!
  • le couple infernal SNES-SNALC contre la réforme des collèges, sur des mots d’ordre de plus en plus illisibles et en ordre dispersé, à l’heure où les prédictions catastrophistes ne se confirment pas, et où les méthodes d’intimidation et de sabotage semblent lasser dans les salles des profs.

Ces gesticulations ne correspondent pas du tout à notre conception de l’action syndicale.

Nous refusons de faire perdre leur temps et leur argent aux collègues sur des mots d’ordre éparpillés façon puzzle, pour des revendications construites pour masquer le manque d’efficacité et de responsabilité de certaines organisations.

Bref, pour nous, dans cette grève du 26 janvier, rien à gagner, tout à perdre.

La CFDT reste mobilisée, notamment au sein de la Fonction publique, au quotidien, pour améliorer les conditions de travail, de rémunération et de vie des salariés.

Lire le communiqué de presse national du Sgen-CFDT.

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