Liberté d’expression, carte scolaire et conditions de travail (CTSD Deux-Sèvres du 21 juin 2016)

Après lecture de notre déclaration préalable (à découvrir ici) où nous exprimons notre solidarité avec les collègues dont les bureaux ont été vandalisés en Limousin, il nous a paru important de réclamer les réunions de suivi des réformes.

Le DASEN s’est montré ému par l’actualité qui met à vif les nerfs des syndicats CFDT et UNSA un peu partout en France.

Pour cette deuxième phase de la carte scolaire, qui s’est déroulé après les CAPD et deux mouvements, de nombreuses situations nouvelles sont apparues qui vont mettre en difficulté des collègues qui avaient bénéficié de poste au mouvement informatisé. Ces collègues se sentent floués.

Le responsable de la gestion du personnel s’engage à examiner les situations personnelles difficiles et respecter autant que faire se peut les vœux de ces collègues qui seront nommés à titre provisoire peut-être dès le 1er juillet, puis bénéficieront pour le mouvement 2017 d’une priorité.

Les écoles concernées par une nouvelle fermeture de classe :
– les maternelles Mermoz et Jean Macé à Niort
– La Crèche élémentaire Airault
– La Ferrière en Parthenay, Montgazon à Parthenay, Nanteuil

Les écoles qui étaient en fermeture conditionnelles et qui fermeront finalement : RPI Arçais le Vanneau, Limalonges, Sepvret Chey, Chenay, Nueil les Aubiers élémentaire (mais un PDMQC sera mis en place pour aider en prendre compte la difficulté scolaire dans ce secteur)

Les fermetures abandonnée sont :
– Azay le Brûlé en maternelle, Echiré, RPI Vallans/la Rochenard
les ouvertures abandonnées sont : Chauray Saint Exupery élémentaire ( nouvelle répartition des élèves vers Chaban)

Les ouvertures confirmées sont celles de François, et nouvelle ouverture aussi à Niort maternelle Aragon, ainsi que Pompaire, Le Tallud et Fressines.

Nous avions parlé dans notre déclaration de la désimplication de certaines communes vis à vis de leurs missions et c’est bien une des conséquences qui a amené le DASEN à fermer à Niort et Parthenay. On attend en effet à Parthenay une décision des élus concernant un parc vieillissant d’écoles et des projets nouveaux, mais rien ne filtre en ce sens.

De la même façon, de nombreuses situations sont en suspens à Niort mais aucun projet n’est présenté, 600 places seraient disponibles dans les écoles de Niort d’après les calculs des services départementaux.

Les élus doivent donc prendre leurs responsabilités et alors le DASEN accordera sa confiance et pourra prendre des mesures d’accompagnement comme c’est le cas pour le protocole rural, qui vient juste d’être signé au niveau départemental…

Quoiqu’il en soit, la carte scolaire bénéficiera d’une troisième phase en septembre aussi il faut continuer à communiquer les effectifs aux services, de nombreuses écoles bénéficieront d’un comptage à la rentrée.

Le prochain CTSD se déroulera probablement le vendredi 2 septembre.

En ce qui concerne les AESH, tous les AVS en fin de contrat peuvent faire une lettre de motivation et leur demande sera étudiée pour entrer sous le statut d’AESH, mais tous ne seront pas élus. Les temps de formation seront pris en compte dans la motivation. L’ULIS de Jules Ferry va également fermer, les élèves seront répartis dans d’autres ULIS de Niort.

De nombreuses écoles vont également fusionner leurs écoles maternelles et élémentaires : Magné, Pérochon à Niort, Jean Zay et Zola à Niort.

Les décharges des enseignants formateurs vont également augmenter en passant de 0,25 à 0,33 ce qui va coûter un ETP à l’enveloppe d’emplois.

Le DASEN a fait le point aussi sur les détachements vers le second degré auxquels il est favorable car c’est une véritable évolution de carrière, mais cela pèse sur les dates d’accords pour les INEAT car les services ont encore du mal à communiquer entre premier et second degré.

A ce propos, information importante : les personnes ayant fait une demande d’INEAT pour les Deux Sèvres doivent impérativement reconduire leurs demandes car elle sera périmée le 31 août 2016.


Déclaration préalable
CTSD Deux-Sèvres du mardi 21 juin 2016

Version téléchargeable ici : DeclaCTSD79juin2016

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
Mesdames et messieurs les inspecteurs,
Mesdames et messieurs les représentants de l’administration,

Tout d’abord je tenais à vous communiquer que dans le climat actuel la CFDT, à laquelle j’appartiens avec fierté, est la cible d’attaques et de dégradations dans de nombreux sites, ce qui ne fait pas honneur aux valeurs que nous défendons au sein de notre société, valeurs de justice, de fraternité, de démocratie et surtout de liberté d’expression. Je souhaitais donc exprimer aujourd’hui ma solidarité avec mes collègues de Limoges dont les bureaux ont été vandalisés, et avec toutes les personnes qui osent avoir une expression syndicale différente au sein des établissements publics d’enseignement devant des personnels parfois vindicatifs.

Cela nous amène donc à une demande légitime auprès de notre hiérarchie de chercher par tous les moyens à expliquer le plus pédagogiquement possible chaque décision qui sera prise dans les instances, que ce soit pour une application des réformes ou la gestion du mouvement ou de la carte scolaire.

A propos de réforme, celle des rythmes scolaires nécessitait un comité de suivi. Le Sgen-CFDT demande à ce qu’une réunion se tienne pour faire le bilan annuel, et nous demandons également une évaluation qualitative des bénéfices et inconvénients de cette réforme, en toute impartialité. Il serait également souhaitable de réunir le comité de suivi de la réforme du collège.

En ce qui concerne la carte scolaire des Deux-Sèvres, nous déplorons finalement l’évolution de la situation, qui va vous amener à ré-estimer les besoins de postes dans le département, alors que deux mouvements sont déjà passés. De nombreux collègues vont se retrouver dans des situations inconfortables, voire difficiles à cause d’effectifs qui se sont effondrés depuis mars. On peut donc s’interroger sur la pertinence d’une carte scolaire au mois de mars. Merci de ne pas mettre les écoles trop proches des seuils dans des situations inconfortables car si en 3 mois leur situation s’est dégradée, rien ne dit que d’ici septembre elles n’auront pas compensé leur perte d’élèves, surtout quand il s’agit d’une fuite vers le privé….

Dans une perspective plus large, nous demandons que les classes ne dépassent jamais un effectif de 25 élèves de moyenne, l’idéal étant même au dessous. Dans le film « Demain », les Finlandais qui caracolent toujours en haut du système PISA, bénéficient d’effectifs de 15 élèves par classe et de deux enseignants par classe. Nous réitérons notre demande de déploiement des PDMQC pour toutes les écoles, ce dispositif est une bulle d’air pour les écoles.

Dans certaines communes on note un désengagement des élus qui ne soutiennent plus le projet école publique. Cela est parfois encouragé par une succession de malentendus, de rupture de continuité du service. Nous vivons des temps difficiles où les médias et la société civile nous rendent plus ardue la tâche d’assumer le service public. Nous, acteurs de l’Education nationale, avons besoin d’être considérés comme une richesse, il faudrait que ce message passe auprès des partenaires des écoles pour des relations plus fructueuses et positives. Vous nous avez expliqué la mise en place du protocole ruralité au dernier CT, pouvez vous nous dire comment les communes s’en sont emparées ? Qui en bénéficie ?

Monsieur l’Inspecteur, le Sgen-CFDT témoigne des questions posées par nos collègues. Merci de nous avoir écouté, nous attendons de cette réunion des actes et des signes forts allant vers l’amélioration de nos conditions de travail.

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