Mouvement des PLP : la déclaration préalable du Sgen-CFDT

Madame la Rectrice,
Madame la Secrétaire Générale,
Mesdames et Messieurs,

Lors du Congrès qui vient de s’achever notre organisation a réaffirmé sa volonté réformatrice. Les principales revendications, que nous portons pour beaucoup d’entre elles depuis des années, sont :

Version téléchargeable de la déclaration : DeclaPLPjuin2016

Concernant la gestion du mouvement déconcentré dans sa phase intra académique, nous tenons à dénoncer d’abord la contradiction qui consiste à reclasser des stagiaires ex-contractuels qui n’ont pas exercé dans le secondaire (mais dans le Supérieur par exemple) sans leur accorder la bonification de 100 points des ex-contractuels.

Plus généralement, nous ne pouvons que constater les difficultés persistantes de muter et d’obtenir un poste en établissement cette année encore. Dans certaines disciplines le mouvement est quasi inexistant. De nombreux TZR et collègues stagiaires qui aspiraient à trouver (ou retrouver) un poste fixe, plus valorisant au niveau professionnel vont être encore déçus à l’annonce des résultats d’affectation. Les services de la Médecine préventive du rectorat ont de plus en plus de demandes de suivi de collègues PLP en souffrance, notamment à cause de frustrations dans leurs conditions de travail et dans l’exercice de leur fonction d’enseignant….Et trop de PLP ont l’impression de n’être pas entendus. Faut-il en rajouter ?

D’où notre revendication réitérée d’avoir la possibilité de transformer les IMP en décharges horaires, ce qui aurait une incidence positive importante sur les BMP, les postes à complément de service, et les HSA.

Concernant les postes à complément de service, la bonne gestion des deniers publics ne saurait se réduire à un exercice purement comptable. Et nous ne pouvons cautionner des affections même à l’année sur des couplages d’établissements très éloignés.

Au sujet des HSA, nous nous félicitons de l’annulation par le Conseil d’Etat de la circulaire du 29/04/2015, relative aux obligations de service des personnels d’enseignement du second degré, qui conduisait à pouvoir imposer non pas une heure mais une heure et demi supplémentaire.

Nous continuons à exiger un plafonnement du recours aux heures supplémentaires qui, certes sont pour les collègues un moyen de ne pas perdre de pouvoir d’achat.

Sur ce point nous ne pouvons que nous féliciter des conséquences de l’accord PPCR signé par la CFDT, qui va permettre de revaloriser l’ensemble des grilles de salaires, de pouvoir progresser tous au même rythme et accéder ainsi au deuxième grade, voire à un troisième sous conditions. Un effort budgétaire estimé par la cour des comptes à 5 milliards d’euros en 2020 !

Mais ce premier pas doit encore être accompagné de la réforme de l’évaluation professionnelle des enseignants. Nous rappelons notre revendication d’une évaluation connectée sur de la formation et de l’accompagnement plutôt que sur des enjeux de carrière.

Nous terminerons par nos sincères remerciements à l’ensemble des personnels de la DPE pour leur écoute et leur efficacité au cours du suivi des affectations des collègues PLP et pour le travail de communication avec les commissaires paritaires de l’académie.

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