Comité départemental de l’Education nationale : compte-rendu

Lors du CDEN qui s’est tenu le 23 novembre 2017 sur le bilan de la rentrée, le Sgen-CFDT est intervenu :

  • Sur la réforme du collège. Pour dénoncer les mesures précipitées du ministre. Après une année de fort investissement des collègues et sans prendre le temps de l’évaluation, on défait en grande partie l’interdisciplinarité, les EPI,…On revient à des options favorisant les élèves des milieux favorisés. Les problèmes générés par la mise en place de la réforme ne peuvent seuls amener à remettre en cause son bien fondé.
    C’est par ailleurs mépriser le travail des personnels qui s’y étaient investis. C’est donner le signe qu’il n’est pas utile de suivre les instructions ministérielles, qu’il suffit d’attendre un peu. Le rapport du CNESCO  souligne pourtant l’intérêt de cette réforme en termes de justice sociale. A propos du dispositif « devoirs faits au collège », le Sgen-CFDT demande quels sont les moyens financiers alloués en IMP, HSE profs et ASSEDU, décharges…. L’administration indique qu’il y a eu une première enveloppe envoyée aux établissements au titre de l’accompagnement éducatif. 1 /4 d’IMP est pour la coordination. Il y a aussi incitation à travailler avec les associations locales et à recruter des services civiques.
    Le Sgen-CFDT remarque que concernant ces derniers, il était difficile de trouver les profils adéquats surtout en milieu rural. Le DASEN va dans le même sens et précise que 70 seulement ont été recrutés alors que l’enveloppe était de 147.

 

  • Sur les rythmes scolaires. Le Sgen-CFDT souligne que la possibilité offerte aux collectivités de revenir à la semaine de 4 jours risque d’être un simple retour à la situation créée par le décret Darcos. Si c’était le cas, cela engagerait l’école vers une reconcentration des heures de classe sur un trop petit nombre de jours, une ré intensification du travail des élèves comme des personnels, une dégradation des conditions d’apprentissage et des conditions d’exercice des enseignants. Il aurait été souhaitable qu’une évaluation soit faite de l’organisation avec 4 jours 1/2.
    D’autre part, ces chamboulements remettent en cause les PEDT et les missions/emplois créés par les partenaires de l’école (CEMEA, Ligue de l’Enseignement…) et les collectivités.Si la tendance nationale est au retour massif aux 4 jours, le Sgen-CFDT aimerait avoir un bilan d’étape sur le département car, en suivant la presse, on s’aperçoit que les avis sont très partagés.
    Le DASEN ne veut pas se prononcer maintenant et préfère attendre. Il y aura un CDEN spécifique début 2018 sur les rythmes dans le département.

 

  • Sur la formation continue. Le Sgen-CFDT constate qu’il y a eu des efforts avec plus de journées allouées dans le département mais, sans revenir au niveau connu il y a plusieurs années. Nous espérons d’autres progrès dans les années à venir puisque la loi travail a maintenant créé un droit à la formation pour les fonctionnaires avec une base de 24 heures de formation par an pendant 5 ans puis 12 heures par an. Mais la fonction publique a pris du retard et le Sgen-CFDT demande à ce que tous les agents aient bien le montant de leur compte personnel de formation au 31 décembre 2017 comme le prévoit le décret paru au JO du 10 mai 2017.
  • Sur la précarité. Le Sgen-CFDT constate des progrès pour la réduire avec par exemple la CDIsation comme dans l’AESH mais, tout n’est pas réglé. Si la Cdisation dans l’ AESH va permettre l’application plus facilement de la loi sur le handicap avec plus d’inclusion scolaire, il faut généraliser celle-ci et réfléchir à des temps pleins plus attractifs et à des déroulés de carrière.
    D’autre part, on voit de nouvelles précarités apparaître : embauche de contractuels dans le 1er degré, suppression brutale des aides à la direction dans beaucoup des départements…
    Suite à une question du Sgen-CFDT, l’administration garantit qu’il n’y aura pas de recrutement de contractuels dans le 79 , les effectifs consacrés au remplacement étant suffisants.

  • Sur la gouvernance dans le 1er degré, le Sgen-CFDT associé au GDiD (Groupement de Défense des idées des Directeurs ) demande une véritable réflexion sur le statut et les moyens ces derniers, devant se rapprocher de ceux d’un EPLE.

  • Sur les effectifs dans le 1er degré. Le département a perdu presque 500 élèves en 2015-2016 puis cette année et cela va continuer. Certaines circonscriptions sont très touchées comme Parthenay, Melle et Thouars. Le Sgen-CFDT fait remarquer que la situation est très variable sur la même circonscription. Lorsque les communes sont plus proches de Niort (cas de communes de la circonscription de Parthenay par exemple), elles sont moins touchées voire gagnent des élèves.
    De plus la baisse est beaucoup plus forte dans le public que dans le privé. Enfin, l’arrivée de nouveaux habitants devraient en partie compenser le déficit démographique.
    L’administration est d’accord mais fait remarquer que les flux entrants profitent plus aux lycées qu’au 1er degré.

  • Sur les taux d’encadrement. Si le taux moyen baisse et est dans la moyenne nationale, le Sgen-CFDT souligne que les moyennes cachent des situations très hétérogènes et qu’il y a encore des effectifs trop lourds bloquant l’inclusion, le suivi individualisé…

 

  • Sur la baisse des effectifs en lycée professionnel. Mme le Préfet veut un travail sur l’offre de formation surtout que certains besoins (chaudronnier, soudeur…) ne sont pas satisfaits. Le Sgen-CFDT souligne qu’il est difficile de faire comprendre au public que le département est non seulement rural mais aussi industriel (moyenne supérieure à celle du pays) car nous avons un tissu dense de PME en milieu rural (ex : St Lin, Fenioux…) et que l’image des mutuelles est beaucoup plus forte.
    De plus, le Sgen-CFDT fait remarquer que beaucoup d’élèves de 3ème doivent abandonner l’idée d’apprentissage car les promesses des patrons de leur signer un contrat ne sont pas tenues. Il faudrait donc des engagements plus sérieux de leur part.

 

  • Sur l’équipement numérique. Le département va compléter la dotation de l’état. Tous les collèges auront au moins un chariot avec des tablettes numériques.
    Le Sgen-CFDT fait remarquer que doter en matériel est une bonne chose mais, qu’il faut aussi assurer la maintenance car, le matériel peut fiable décourage très vite les collègues. Si les établissements n’ont pas en interne du personnel ressources, les délais restent longs car il faut une réactivité importante.

 

  • Sur l’accompagnement médico-social. L’administration évoque les postes non pourvus notamment en médecins scolaires.Le problème est le même que pour la médecine libérale qui n’est pas attirée par nos territoires ruraux mais, c’est amplifié par la faiblesse des salaires par rapport au privé.
    Le Sgen-CFDT demande si, à l’instar d’autres départements, le Conseil départemental envisageait des recrutements directs de médecins avec des salaires attractifs mais la Vice-présidente indique que ce n’est pas du tout d’actualité.

 

  • Sur les réseaux ECLORE et l’orientation. Ces réseaux sont maintenant chargés de faire connaître les besoins en formation. Une expérience a lieu sur le bassin de Bressuire. Le Sgen-CFDT demande à ce que les parents soient associés le plus possible à ces réunions afin d’être sensibilisés aux variétés des métiers et formations. En effet, beaucoup d’élèves et de familles n’ont en tête que quelques métiers souvent avec des images fausses.
    L’administration prend en compte la remarque.

 

  • Sur les conseils de discipline. L’administration souligne que ce sont des derniers recours et que la réorientation est complexe . Elle évoque aussi les dispositifs relais sur Fontanes (Niort) et Marie de la Tour d’Auvergne (Thouars).Le Sgen-CFDT interroge sur la hausse des conseils de discipline et la baisse du suivi par la MLDS (Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire) avec – 13 dossiers sur le département et -31 sur l’ Académie. L’administration s’engage à se renseigner mais n’a pas de réponse pour le moment.
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