Compte-rendu du groupe de travail sur la préparation de rentrée dans les collèges des Deux-Sèvres

Lundi 5 mars, le Sgen-CFDT Poitou Charentes a joué pleinement son rôle lors du groupe de travail sur les moyens alloués aux collèges des Deux-Sèvres.

Ce groupe de travail permet d’examiner les DGH (Dotations Globales Horaires) et leurs évolutions, les ouvertures ou suppressions de postes, les postes réservés pour des enseignants stagiaires ; nous avons pu intervenir sur différents sujets (pointés à l’examen des documents et/ou suite aux remontées de terrain).

 

« À moyens constants… »

Cette phrase a été prononcée plusieurs fois par les représentants de l’administration, notamment lorsque nous avons fait part de notre avis :

  • supprimer 8 divisions sur le département alors que la baisse d’effectifs annoncée est de 51, c’est beaucoup trop. L’administration s’est justifiée par des effets de seuil et elle sera disposée à revoir certaines situations s’il y a évolution des effectifs, mais « à moyens constants »car, contrairement aux années précédentes, il n’y a pas de divisions supplémentaires gardées pour juin
  • au collège de Brioux, le seul 1/2 poste de CPE n’est plus suffisant avec la forte hausse des effectifs, suite à la fermeture du collège privé ; là, l’administration explique qu’il n’y a pas eu d’ouverture de poste de CPE dans l’académie, qu’elle sera attentive à la situation à Brioux, mais sans création de poste, seul un redéploiement de moyens permettrait de répondre favorablement puisque le travail se fait « à moyens constants »…

 

La question des effectifs

Sur ce sujet aussi, points de vue administratif et syndical sont assez divergents. Dans les faits, nous constatons :

  • des annonces d’effectifs moyens par classe très hétérogènes, avec des classes chargées dans certains établissements (ex : 27 élèves par classe annoncés à Frontenay Rohan Rohan).
  • des différences parfois importantes entre les effectifs annoncés par l’administration et ceux remontés par nos adhérents ;nous avons demandé que les chiffres soient vérifiés (Mauzé sur le Mignon, Moncoutant-L’Absie…).
  • des évolutions d’effectifs très hétérogènes (ex : fortes hausses annoncées à J. Zay, P. de Commynes à Niort, fortes baisses, environ moins 30 élèves à Champdeniers, Sauzé-Vaussais…). Certaines de ces évolutions s’expliquent par les dynamiques territoriales, d’autres sont plus surprenantes (ex: Champdeniers, Mauzé…), nous demandons à l’administration de suivre au plus près les arrivées (ex : militaires à St Maixent) et de traiter avec discernement les situations, surtout lorsqu’il y a concurrence du privé (ex : Moncoutant-L’Absie) et que des effectifs chargés pourraient accélérer les « fuites ».
  • à la question des arrivées pendant l’été ou ensuite en cours d’année, l’administration reconnaît que c’est un problème mais ne propose pas de solution.

 

L’enseignement spécialisé et l’inclusion scolaire

Il y a là aussi matière à inquiétude :

  • les moyens alloués aux SEGPA diminuent alors que parfois les effectifs ne varient pas (ex : à Jean Rostand à Thouars, moins un élève mais moins 14 heures d’enseignement) et l’explication de l’administration ne nous convainc pas (cela dépendrait des niveaux avec des différences d’enseignement d’un niveau à un autre)
  • de nombreux postes en ULIS sont vacants, ce qui montre bien la difficulté de ce type de poste. Les collègues nommés ne restent pas et sont remplacés, souvent par des personnels non formés (ex : à Mazière en Gâtine,  deux mi-temps sans le CAPASH)

 

Conditions de travail

Enfin, ce groupe de travail a été l’occasion de faire remarques et suggestions pour améliorer certaines propositions :

  • les berceaux de stage proposés ne nous semblaient pas tous propices à un début de carrière serein lorsque proposés dans des établissements éloignés des villes et difficiles d’accès par les transports en commun ou alors sans tuteur possible dans l’établissement. Nous avons aussi fait remarquer au sujet des tuteurs qu’il serait bon que les IPR contactent les collègues bien plus en amont et en laissant un réel choix d’accepter ou non cette mission
  • le fractionnement du service de certaines disciplines ne nous paraît pas favorable pour un établissement (ex : à Celles-sur-Belle, les sciences physiques seraient partagées entre un temps partiel et deux autres personnes)
  • les nombreuses HSA acceptées (plus ou moins volontairement ?) par certaines disciplines empêchent parfois des créations de poste (ex : en lettres modernes à Coulonges avec 24 h de disponibles ou à l’Absie-Moncoutant avec 9% d’HSA). De plus, elles sont souvent un frein au travail en équipe, aux pratiques innovantes et au contraire, elles augmentent la fatigue ce qui peut favoriser les tensions.
  • certains regroupements proposés sont trop distants, nous avons obtenu la révision de certains (ex : Bouillé-Loretz et St Jean de Sauves)

 

 

 

 

 

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